Ils ont rejoint le collectif : Maryse Ewanjé-Epée, consultante - Arash Derambarsh, éditeur – Kofi Yamgnane, ingénieur/ancien Ministre - Monique Ewanjé-Epée-Lewin, manager artistique/maire-adjointe – Yannick Szczepaniak, agent ministériel/international de lutte – Jean-François Jodar, entraîneur de football – Nicolas Péraudeau, chef d’entreprise – Clavel Kayitaré, animateur sportif/médaillé olympique – Fulgence Ouedraogo, rugbyman – Marjorie Risacher, animatrice radio, Mamedy Doucara, international de taekwondo - Benoît Lançon, chef d'entreprise/Président d'association - Marion Clignet, médaillée olympique et mondiale de cyclisme – Audrey Prieto, championne du monde de lutte - Jean-Michel Martial, comédien/metteur en scène…
avril 6

Les violences policières dans le collimateur d’Amnesty International

Cette semaine sur le site d’Amnesty, une enquête sans concessions sur les violations des droits humains commises par des policiers français dans l’exercice de leurs fonctions. Passages à tabac, recours à une force excessive, menaces, abus de tous ordres, les dérapages policiers bénéficient d’une impunité inconcevable et la France est désormais mise à l’index.

Le Collectif 217 A s’associe à Amnesty international et réitère son souhait de voir notre état major politique se pencher sur la question des violences policières de toute urgence, avant que le clivage entre police et population ne soit irréversible.


Impunité policière en France (vidéo).
© Amnesty International

février 3

Violences et mensonges policiers devant la justice, mardi 3 février au TGI de Bobigny

Eunice Barber, mardi 3 février à 10h30 au Tribunal de Bobigny

Ce Mardi 3 février 2009 à 10h30, le Tribunal de Bobigny examine la plainte déposée par Eunice Barber contre les policiers pour “faux en écriture”.

Dans l’affaire des violences policières dont elle a été victime, Eunice Barber avait déposé, il y a deux ans, une plainte pour “faux en écriture” contre les policiers.

Curieusement, quatre (4) jours après sa condamnation du 3 décembre dernier par le tribunal de Bobigny à payer 5000 euros d’amendes aux policiers pour “refus d’obtempérer et rébellion” , Eunice recevait une convocation du juge d’instruction de ce même tribunal pour examen de sa plainte.

Cette procédure qui consiste à condamner d’abord Eunice puis à examiner sa plainte pour “faux en écriture” à l’encontre des policiers est paradoxale.
On n’a l’impression qu’il fallait la condamner à tout prix, alors que la logique la plus naturelle commandait que l’on examinât d’abord sa plainte pour valider ou infirmer les accusations portées contre elle par les policiers.

Dans l’ambiance actuelle où même des fonctionnaires de la Justice dénoncent la mise sous tutelle de l’institution judiciaire, il est légitime de se demander si le juge d’instruction a pu instruire en toute liberté et en toute indépendance la plainte accusant les policiers.

C’est dans ce contexte que le tribunal de Bobigny examinera ce mardi 3 février à partir 10h30 la plainte pour “faux en écriture” déposée par Eunice Barber contre les policiers.

Le tribunal va-t-il apaiser la douleur de toutes les victimes des violences policières, célébrités ou citoyens anonymes, ou va-t-il accentuer le sentiment d’injustice ressenti de plus en plus par les citoyens ? Le tribunal va-t-il faire respecter la Constitution Française qui stipule que les forces de l’ordre sont au service des citoyens et non le contraire ?

Source : http://www.thotep.com/article.php3?id_article=648

décembre 10

PARIS, LE 10 DECEMBRE 2008 : EUNICE BARBER NE FERA PAS APPEL

COMMUNIQUE DE PRESSE - EUNICE BARBER & COLLECTIF 217 A CONTRE LES VIOLENCES POLICIERES

  • EUNICE BARBER :
  • « J’ai décidé de tourner la page et ne ferai pas appel de la décision prise par le Tribunal de Bobigny le 3 décembre denier.

    La plupart des accusations initiales des policiers ont été abandonnées les unes après les autres et cela est consigné dans un document officiel extrêmement édifiant. Je devrai donc me satisfaire de cela.

    J’ai été durement affectée par cette affaire qui m’a permis d’être confronté directement au fonctionnement des institutions, cette mauvaise expérience me laissera sans aucun doute un sentiment d’injustice et d’amertume.

    Des évènements récents au sujet d’un contrôle de police musclé dans un collège du Gers, d’une interpellation humiliante d’un journaliste, et d’un contrôle de police achevé en garde à vue pour un joueur de l’OL, m’ont aussi fait comprendre que le contexte était pour le moins curieux et m’ont confirmé que le problème que la situation que j’ai vécu est hélas loin d’être un cas isolé.

    Mes amis, mes aussi des simples citoyens se sont mobilisés pour moi (dont 2500 sur Facebook), des associations m’ont assurée de leur soutien – le CODEDO notamment, une pétition circule à l’initiative de Maryse Ewanjé-Epée et de mon club. J’ai été extrêmement sensible à tous ces soutiens et je n’ai pas assez de mots pour les remercier car ils m’ont considérablement aidé à traverser cette période douloureuse.

    Ceux-là savent et comprennent les raisons pour lesquelles je ne souhaite pas poursuivre plus loin cette procédure. L’enquête a pu prouver les déclarations mensongères des policiers qui ont témoigné contre moi. J’ai cependant été condamnée. Il est donc inutile de continuer de saisir une justice qui semble dysfonctionner.

    Je me battrai dorénavant sur d’autres terrains, en suivant et en soutenant notamment les actions de celles et ceux qui oeuvrent pour les droits de l’homme, et pour une meilleure justice dans notre pays, la France.

    Et pour la mémoire de tous, aujourd’hui 10 décembre 2008 je souhaite faire un hommage à l’anniversaire des 60 ans de la déclaration de droits de l’homme et je rappellerais l’artcle7 : « Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination ».

    Je vais reprendre à présent le cours de ma vie sportive et personnelle, celle d’une citoyenne lambda qui a été bien perturbée par cet incident.

    « J’espère revenir plus forte et prouver à ceux qui ont cherché à salir mon image qu’ils ont eu tort. »

    Eunice Barber

  • COLLECTIF CONTRE LES VIOLENCES POLICIERES :
  • « Nous avons souhaité accompagner Eunice durant la pénible semaine qui précédait le jugement et avec elle toutes les victimes anonymes des violences policières. Nous lui souhaitons aujourd’hui de retrouver la paix et la sérénité indispensables à une championne sportive. »

    Le 3 décembre dernier, Eunice Barber était condamnée à 5000 euros d’amendes pour outrage par le Tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis).
    Une semaine plus tôt, le Procureur avait requis 2 mois de prison avec sursis contre la championne, une décision qui avait provoqué un émoi bien compréhensible quant à l’injustice d’une telle décision, d’où la création d’un collectif, choqué de voir le Tribunal accepter la plainte pour outrage et rébellion déposée par la police, alors même que la plainte initiale, déposée par Eunice pour violences policières, n’a même pas été examinée.

    En moins de 8 jours, le « Collectif Barber contre les violences Policières », qui se rebaptise aujourd’hui Collectif 217 A contre les violences policières à présent que le jugement a été rendu, et en hommage à la résolution 217 A de l’Assemblée Générale des Nations Unies adoptant il y a 60 ans jour pour jour la Déclaration universelle des droits de l’homme, a ainsi récolté pas moins de 2500 adhésions au groupe créé sur Internet et plus de 500 signatures sur une pétition réunissant des personnalités et des simples citoyens.

    Nous nous félicitons également d’avoir contribué à modifier la perception du public sur le fondement de cette histoire.

    Eunice Barber a été présentée durant les 2 années d’instruction comme une championne cherchant à échapper à une sanction.

    L’enquête et la production d’une vidéo de surveillance a démenti les accusations mensongères graves et permis l’abandon des charges initiales qui pesaient contre elle au profit du simple délit « d’outrage et rébellion ».

    Le cas médiatique d’Eunice Barber, qui a eu le courage d’aller au bout de sa plainte, pose des questions d’actualité sur le “délit d’outrage”, systématiquement invoqué par la police à l’encontre des citoyens qui déposent une plainte contre elle.

    Ce cas intervient dans une actualité troublée par les abus policiers, commis contre nos concitoyens. L’Affaire De Filipi, les contrôles anti-drogue dans un collège du Gers, la garde à vue musclée du footballeur de l’OL John Mensah, le tabassage filmé d’Abdoulaye Fofana à son domicile de la cité des Bosquets à Montfermeil, puis la douteuse disparition de son dossier au moment où s’ouvre son procès pour… outrages et rébellion sur forces de l’ordre (sic), ne sont que les plus médiatisés des cas d’abus policiers commis quotidiennement.

    Le Collectif 217 A contre les violences policières souhaite réagir aux abus de pouvoir policiers dont les dépôts de plaintes pour « outrages » montrent qu’ils se multiplient (plus de 31.000 cette année), tandis que les mauvais traitements et surtout l’impunité face à ses mauvais traitements sont aussi en constance augmentation (cf. LNH – Amnesty International).

    Le Collectif 217 A va donc se rapprocher des organismes qui oeuvrent notamment pour une police meilleure, mais également pour une révision du délit d’outrage, véritable alibi à la violence policière. Nous soutenons par ailleurs la campagne nationale Police, personne ne bouge, dont le lancement a eu lieu le 6 décembre denrier à 14 heures 30, date anniversaire des 22 ans de la mort de Malik Oussekine, sur les lieux même de son passage à tabac par 3 policiers, devant le n° 20 de la rue Monsieur le Prince, dans le 6ème arrondissement de Paris - policepersonnebouge.free.fr/appel.htm

    Nous rappelons également que notre but n’est pas de couper une partie de la population de sa police, garant de la sécurité et de la paix sociale.
    Nous souhaitons vivement que la Loi s’applique y compris à ses représentants et que soient aussi attribués les moyens nécessaires à la formation des policiers notamment. »

    Contact : mee@collectif-barber.com





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